Tarifs onetip : combien coûte le pourboire digital pour votre établissement ?

Des vails anglais au QR code : plus de 400 ans d'histoire du pourboire.

Fin du dîner. Le serveur a été parfait. Vous fouillez vos poches pour lui laisser quelque chose… Rien. Pas une pièce.
Ce petit moment de solitude, vous n’êtes pas le seul à le vivre. Et il raconte bien plus qu’un oubli de monnaie : c’est le dernier épisode d’une histoire vieille de plus de quatre siècles.
Une histoire où l’on croise des domestiques anglais qui jettent des pierres, des États américains qui interdisent le pourboire, une loi française de 1933… et, pour finir, un QR code.
Le pourboire, en une phrase : une somme que le client donne librement, en plus du prix, à la personne qui l’a servi. En France, il est facultatif et aucune profession ne peut l’exiger (DGCCRF).
Le mot dit tout. On donnait quelques sous à quelqu’un pour boire, en clair pour qu’il s’offre un verre, à votre santé de préférence.
L’Académie française date l’expression « pour boire » du XVIIe siècle et le mot soudé « pourboire » du XVIIIe.
Les Français ne sont pas les seuls à avoir eu soif. En allemand, le pourboire se dit Trinkgeld, « l’argent pour boire ». En espagnol, propina évoque une invitation à boire (Federal Reserve de Richmond).
Idée reçue : « TIP » voudrait dire « To Insure Promptness »
C’est faux. On raconte que des tavernes de Londres posaient sur le comptoir une boîte portant cette formule, « pour garantir la rapidité ». Or le verbe anglais to tip existe dès le début du XVIIe siècle, bien avant la mode des acronymes. Snopes range cette histoire parmi les fausses étymologies.
Tout commence dans les grandes demeures anglaises. Quand un invité passe quelques jours chez un ami fortuné, il glisse en partant quelques pièces aux domestiques qui l’ont servi. On appelle ça les vails.
Puis le système s’emballe. Au XVIIIe siècle, les domestiques réclament leur dû, et même des membres de la famille royale se plaignent du coût de leurs visites. L’invité trop pingre risquait de voir son plat renversé à table… ou de retrouver son cheval blessé à l’écurie.
Le saviez-vous ? En 1764, à Londres, des nobles se réunissent pour abolir les vails. La réunion tourne court : des domestiques furieux jettent des pierres dans les fenêtres de la salle.
Au même moment, les coffee houses se multiplient à Londres. Les clients prennent l’habitude de laisser une pièce au personnel pour être mieux servis.
À la fin du XVIIIe siècle, le pourboire est devenu courant en Angleterre et ailleurs en Europe. C’est aussi l’époque où, en français, « pour boire » s’écrit désormais « pourboire », en un seul mot.
C’est le paradoxe de l’histoire. Les États-Unis, aujourd’hui champions du pourboire, l’ont d’abord détesté. Beaucoup d’Américains y voyaient une habitude d’aristocrates, incompatible avec une démocratie. Ce sont les voyageurs revenus d’Europe qui la rapportent, après la guerre de Sécession.
La résistance s’organise. Certains hôtels équipent les portes des chambres d’un « Servidor », un compartiment qui permet de rendre le linge sans croiser le client, et donc sans lui réclamer de pourboire. En 1916, l’écrivain William R. Scott publie The Itching Palm, un pamphlet qui voit dans chaque pourboire une attaque contre la démocratie.
Le saviez-vous ? Entre 1909 et 1915, six États américains ont purement et simplement interdit le pourboire, amendes à la clé. Ces lois n’ont jamais vraiment été appliquées, et elles ont toutes disparu dans les années 1920.
Un siècle plus tard, les rôles se sont inversés. Aux États-Unis, laisser 15 à 20 % de l’addition est devenu la norme. En Europe, le pourboire est resté un geste modeste.
En 1933, la loi Godart pose une règle simple. Quand l’employeur encaisse des sommes « pour le service », il doit tout reverser au personnel en contact avec la clientèle.
En 1987, un arrêté impose la mention « prix service compris » sur les cartes des restaurants qui facturent un service. Le pourboire prend alors la place qu’il occupe encore aujourd’hui : un petit plus, libre, au-delà du prix.
| Quand | Ce qui se passe |
|---|---|
| XVIe siècle | Les invités anglais versent des « vails » aux domestiques |
| XVIIe siècle | L’expression « pour boire » apparaît en français |
| 1764 | À Londres, une réunion contre les vails finit sous les pierres |
| XVIIIe siècle | Le pourboire gagne les cafés ; le mot « pourboire » s’impose |
| Après 1865 | Le pourboire arrive aux États-Unis |
| 1909–1915 | Six États américains l’interdisent |
| 1933 | Loi Godart : le « service » revient au personnel |
| 1987 | Mention « prix service compris » obligatoire |
| 2024 | En France, la carte dépasse les espèces en magasin |
| 2026 | Exonération fiscale des pourboires prolongée jusqu’à fin 2028 |
Sur une addition française, le mot « service » recouvre deux choses très différentes.
Le service, vous l’avez déjà payé. Quand un restaurant le facture, il est inclus dans les prix affichés, et la carte doit porter la mention « prix service compris » (DGCCRF). Il n’y a rien à ajouter.
Le pourboire, c’est le petit plus que vous laissez si le service vous a plu. Il est libre, facultatif, et vous en choisissez le montant.
La loi protège les équipes dans les deux cas. Selon l’article L3244-1 du Code du travail, héritier de la loi Godart, ce que l’employeur encaisse « pour le service » doit revenir intégralement au personnel en contact avec les clients.
Autre bonne nouvelle pour les équipes : depuis 2022, les pourboires sont exonérés d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les salariés payés jusqu’à 1,6 SMIC. La mesure court désormais jusqu’au 31 décembre 2028. Tous les détails sont dans notre guide Pourboire dématérialisé : légal, fiscalité et réglementation en 2026.
Le pourboire a survécu aux domestiques en colère comme aux lois américaines. Son nouvel adversaire est plus discret : la carte bancaire.
En 2016, 68 % des paiements en magasin se faisaient en espèces en France. En 2024, ce n’est plus que 43 %, et pour la première fois la carte passe devant, à 48 % (Banque de France). Au moment de remercier, la poche est donc souvent vide. Nous détaillons ce phénomène dans Pourboire sans espèces : pourquoi vos clients ne peuvent plus vous en donner.
Le saviez-vous ? En 2020, le gouvernement reconnaissait que les terminaux de paiement français n’étaient pas conçus pour le pourboire. Imposer cette fonction aurait obligé à renouveler presque tout le parc (Assemblée nationale).
Le pourboire digital renoue avec l’esprit d’origine : une somme donnée directement à une personne, et non à la caisse. Le client scanne un QR code ou approche son téléphone d’un tag NFC, choisit un montant, puis paie en quelques secondes par carte, Apple Pay ou Google Pay. Le fonctionnement est expliqué dans NFC et QR code : la nouvelle façon de donner un pourboire sans contact.
C’est ce que propose onetip aux hôtels, campings, salons de coiffure et restaurants. Chez nos établissements partenaires, chaque collaborateur reçoit en moyenne 120 € net de pourboires par mois.
Des domestiques anglais du XVIe siècle au QR code d’aujourd’hui, le geste n’a pas changé : dire merci. Seul le support a évolué.
Vous équipez votre établissement ? Comparez les options dans Comment choisir une solution de pourboire digital ? Le guide 2026.
La forme la mieux documentée du pourboire apparaît en Angleterre au XVIe siècle : les invités d’une maison donnaient des « vails » aux domestiques. La pratique s’est étendue aux cafés et aux auberges aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis à toute l’Europe.
Le mot vient de l’expression « pour boire », attestée au XVIIe siècle selon l’Académie française. On donnait de l’argent à quelqu’un pour qu’il aille boire un verre. La forme « pourboire » en un seul mot date du XVIIIe siècle.
Non. C’est une fausse étymologie. Le verbe anglais « to tip » existait déjà au XVIIe siècle dans l’argot, bien avant la mode des acronymes au XXe siècle.
Non. En France, le pourboire est toujours facultatif et aucune profession ne peut l’exiger. Le service, lui, est inclus dans les prix affichés lorsque l’établissement le pratique, avec la mention « prix service compris ».
Surtout parce que les clients n’ont plus d’espèces. En 2024, la carte représente 48 % des paiements en magasin en France, contre 43 % pour les espèces. Sans pièces en poche, le geste devient difficile, même quand l’envie est là.
Oui. On peut ajouter un pourboire par carte bancaire si l’établissement le permet, ou utiliser une solution de pourboire digital. Avec un QR code ou un tag NFC, le client paie le pourboire depuis son téléphone et la somme va directement au professionnel concerné.